Quel matériel photo emporter en voyage ?

18 février 2022

Vous avez un budget serré ? Pas de souci, car dans cet article, je vais plutôt vous recommander de voyager léger ! En voyage, mieux vaut en effet éviter de s’alourdir inutilement et maîtriser à fond le matériel photo que l’on emporte avec soi

Pour quel type d’appareil photo opter ?

Le meilleur appareil = celui que l’on a partout avec soi

Je vous conseille avant tout de choisir le matériel avec lequel vous êtes à l’aise ergonomiquement parlant et que vous connaissez bien. L’appareil le plus performant et encombrant n’est pas forcément le meilleur appareil s’il n’est pas le plus adapté sur le terrain et que vous allez rechigner à le prendre avec vous à la moindre activité. D’expérience, c’est même plutôt l’inverse : un matériel petit et léger peut permettre de faire de très chouettes photos. Il faut dire qu’on fait des merveilles en miniaturisation à présent, et la réactivité y gagne tellement ! Le meilleur appareil photo est celui qui nous suit partout, que l’on peut brandir (et régler) rapidement, donc clairement pas un appareil acheté deux jours avant le voyage et que l’on découvre tout juste (à moins d’avoir un vol de 14h pour potasser la notice ou beaucoup de temps devant soi une fois sur place…).

Si vous souhaitez vraiment opter pour un appareil plus performant/moins encombrant, veuillez à anticiper les éventuelles difficultés qu’il pourrait vous poser en matière de réglages et à prendre le temps de vous l’approprier avant la date du départ ! (Je vous invite à découvrir mes conseils de réglages pour un voyage).

Les critères essentiels pour choisir son matériel photo en voyage

Si vous cherchez à faire évoluer votre pratique et souhaitez un appareil plus permissif avec lequel développer votre créativité, pensez à sa légèreté, à sa polyvalence, à sa robustesse mais aussi à sa qualité d’image tout de même. Je ne pense pas tant au nombre de pixels qu’à la capacité de l’appareil à monter dans les ISO sans couvrir la photo de grain (dit “bruit” quand ça dénature trop une photo).

Je recommande souvent les appareils hybrides pour leur compacité et pour la qualité dont ils font preuve depuis pas mal d’années à présent. Ils ont en effet su supplanter les reflex et mettre sérieusement en danger ce marché, forçant même récemment des marques comme Canon et Sony à emprunter ce chemin (tracé originellement par Panasonic-Lumix, Olympus et Fujifilm). Comme sur un reflex, et à la différence des compacts et des bridges, les objectifs d’un appareil photo hybride sont interchangeables, pour une plus grande flexibilité. Par ailleurs, cela fait quelques années que les hybrides ne sont plus cantonnés aux capteurs de format micro quatre-tiers : selon votre budget, on en trouve aussi avec des capteurs APS-C ou plein format (full frame). Dans 95% des situations, un capteur micro /3 fera déjà des merveilles, surtout si vous possédez actuellement un compact ou un bridge (la différence sera énorme). Des modèles comme l’Olympus EM10 (mark II ou III) ou le Gx80 chez Lumix sont tout à fait adaptés à ce genre de contexte (pensez à jeter un œil au marché de l’occasion ou aux offres de reconditionnement, pour diminuer un peu l’impact écologique lié à ce genre d’achat). J’ai eu entre mes mains le Lumix Gm5 et le Gx7 (celui de mon mari), il y a de cela quelques années. Si vous souhaitez une première expérience hybride à coût réduit avec des hybrides qui aujourd’hui peuvent se trouver sur le marché de l’occasion (capteur micro 4/3 à coupler avec des focales fixes comme l’Olympus 45 mm f/1.8 ou le Lumix 25 mm f/1.7), foncez !

Vous pouvez sinon opter pour un petit reflex ou pour un compact expert, mais la différence de prix avec un hybride étant parfois légère, je vois personnellement peu l’intérêt de se passer soit d’un appareil léger (un reflex possède un miroir donc est souvent plus encombrant et plus lourd) soit d’un appareil plus performant (la polyvalence et la marge de manœuvre d’un contact expert sont plus réduites).

Quant au smartphone, je n’ai rien non plus contre lui, certains photographes s’en servent très bien (j’y ai parfois moi-même recours quand je ne suis équipée que de mes argentiques et que j’ai envie de faire une photo à partager sur les réseaux sociaux plus rapidement). Cependant, comme je suis pour ma part assez mal équipée en la matière à l’heure actuelle, je préfère dans cet article me focaliser (sans mauvais jeu de mots) sur ce que je connais. Il y a aussi la question de la créativité : un smartphone est très bien pour s’amuser lorsqu’on débute ou que l’on cherche une alternative vraiment légère, mais il se peut aussi que vous en notiez rapidement les limites en ce qui concerne les paramètres présents et les résultats obtenus, ou que vous soyez frustrés de ne pas pouvoir vous amuser avec de réels objectifs. 

quel matériel photo pour voyager

Un ou plusieurs objectifs ? Zoom ou focale fixe ?

La focale fixe, graal absolu

Je vous conseille vraiment d’opter pour des focales fixes assez lumineuses (au moins f/1.8, sachant que plus le nombre est petit, plus la focale est lumineuse) plutôt que pour un zoom : en étant contraint(e) de vous déplacer pour obtenir l’angle et le rapprochement voulu, vous décuplerez votre créativité ! De plus, les focales fixes vous permettront de réaliser de jolis flous d’arrière-plans (ou premiers plans) : ce n’est pas que cela n’existe pas pour un zoom, mais c’est bien plus cher d’avoir une focale bien lumineuse sur ce type d’objectifs (en général, c’est plutôt réservé aux objectifs pro, et on a plutôt le droit à f/2.8 qu’à f/1.8 ou mieux). 

Avec un boîtier hybride, je vous conseille d’opter pour deux focales fixes complémentaires, par exemple un grand angle et une focale plus longue. Pour ma part, en voyage j’emporte mon 25 mm f/1.2 et un 45 mm f/1.8 (ou f/1.2, en fonction de si je souhaite ou non réduire l’encombrement de l’objectif) (edit 4/01/23 : ceux ouvrant à f/1.2 sont des boîtiers pro assez onéreux, il est bien sûr possible de regarder chez Lumix ou Olympus ce qu’il existe dans les gammes dédiées aux amateurs). Pour calculer l’équivalence sur un capteur micro 4/3, il suffit de multiplier par 2 la focale correspondante sur un boîtier plein format (voir le tableau ci-dessous). Vous pouvez noter qu’en ce qui me concerne, j’ai un faible pour la photo de détail (je ne shoote pas souvent au grand angle, hors photos de groupes pour les mariages, bien entendu).

En APS-C, les kits débutants comportent souvent un zoom 18-55 mm.

Si contrairement à moi, vous aimez prendre des plans larges, optez plutôt pour un grand angle + une focale standard. Si vous avez envie de photographier des animaux de loin ainsi que des paysages, soit il vous faudra adopter un téléobjectif en plus (au-delà de 50 mm en hybride), et assumer le poids supplémentaire, soit le favoriser à la focale standard. À vrai dire, ça m’arrive encore souvent d’embarquer mon 75 mm f/1.8 (équivalent 150 mm en full frame), lorsque que je ne sais pas à quoi m’attendre sur place ni ce que j’aurai envie de photographier (et qu’a priori, la nature sera très présente).

Note : tous les objectifs numériques que je possède sont de la marque Olympus et je les couple soit à mon second boîtier (un EM1 mark II), soit à mon boîtier principal (un OM1).

Si vraiment vous n’avez pas de budget pour autre chose qu’un zoom standard (pas forcément lumineux), ce n’est pas grave (on fait ce qu’on peut, j’ai moi-même débuté avec des zooms pas géniaux). Jetez un œil à la prochaine brocante près de chez vous et lisez attentivement ce qui suit 🙂

Alternative sympa : l’objectif vintage

Vous pouvez aussi vous amuser à visser sur votre appareil de vieux objectifs chinés en brocante, à l’aide d’adaptateurs.

→ Avantage : le coût ! Un 50 mm f/1.8 peut se trouver à moins de 50€, et une bague d’adaptation pour une dizaine ou quinzaine d’euros. Par ailleurs, une focale fixe qualitative argentique, si elle n’est pas forcément légère (largement faite de métal), a l’avantage d’être peu encombrante.

→ Inconvénient : la réactivité. À moins d’une bague très coûteuse (pour peu qu’elle existe), vous perdrez l’autofocus et devrez réaliser chaque fois une mise au point manuelle. J’adore le faire, mais parce que je ne subis plus la frustration d’une photo manquée faute de réactivité. Avec la pratique, je réalise sans souci une mise au point correcte manuellement, mais je ne prétends en revanche pas concurrencer la rapidité d’un autofocus ! Si c’est un point important pour vous dans un contexte ou votre focus change constamment (exemple : enfants qui courent) ou si votre mise au point doit être très précise et réajustée sans cesse (exemple : les yeux des enfants à grande ouverture), ça peut être rédhibitoire… 

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Photo obtenue il y a quelques années en vissant un objectif argentique (Helios 44m-4 – moins de 50€) sur un appareil hybride (Olympus Em5 mark II).

Les accessoires photo indispensables en voyage

Le combo filtre UV + pare-soleil + bouchon

Je m’encombre pour ma part assez peu en voyage, mais il y a quelques indispensables, à commencer par un filtre UV + un pare-soleil pour chaque objectif. En cas de choc, mieux vaut racheter simplement ces accessoires que l’objectif entier… De plus, les filtres UV ont normalement pour capacité de protéger un peu votre capteur (je vous avoue que pour avoir lu tout et son contraire à ce sujet, les miens sont là essentiellement à titre de protection de l’objectif, et si ça protège aussi le capteur, c’est un bonus appréciable). Le pare-soleil sert aussi à éviter le flare intempestif. Personnellement je n’en équipe que mes objectifs numériques.

Autre indispensable : le bouchon d’objectif. Après avoir pris la mauvaise habitude de les mettre n’importe où et de les perdre parfois, j’essaie à présent d’en prendre soin et de les replacer à chaque rangement d’objectif (parce que les filtres pro, ça coûte cher et que ça fait mal de le voir rayé en raison d’une poussière au fond du sac). Pour les objectifs argentiques chinés sans bouchon, je m’en suis également procuré, de même que des filtres UV adaptés au diamètre de chacun (gros investissement vu mon matériel, mais je tiens à le conserver longtemps).

Si vous achetez un objectif d’entrée de gamme, vous devriez avoir à investir dans un filtre + un pare-soleil (de 30€ à 50€ selon la qualité du filtre choisi). En revanche, seul le filtre devrait être à envisager si vous achetez un objectif de gamme supérieure.

Un Lenspen

Ah, le Lenspen : j’intrigue parfois mes clients/proches avec ce genre d’outil, mais il est extrêmement pratique et peu coûteux (une dizaine d’euros). Je ne pourrais pas m’en passer ! Il permet le nettoyage des filtres et objectifs grâce à un embout pinceau d’un côté (pour retirer les poussières) et à un embout recouvert de carbone de l’autre côté -avec réserve dans le bouchon- (pour nettoyer les tâches). J’emporte aussi un chiffon microfibres pour mes lunettes en cas de pluie (je retire le plus gros des gouttes sur l’objectif avec, et je finis ensuite le nettoyage au Lenspen).

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Plusieurs cartes SD

Accessoire que j’ai failli oublier d’évoquer tant il me semble couler de source : la carte SD ! Ou plutôt, LES cartes SD. Je vous conseille d’en emporter plusieurs (au minimum de 16 Go si vous shootez en raw, et maximum de 32 car si vous rencontrez un problème de lecture, vous perdrez alors une grande quantité de photos…). Veillez à les stocker minutieusement car ce sont des supports fragiles, et à choisir une classe 10 pour que vos photos s’enregistrent rapidement.

Une carte SD Pro n’est pas forcément nécessaire en voyage (elles sont plus rapides, certes, mais vraiment coûteuses). Si vous êtes débutant(e) ou amateur(trice), vous pouvez vous contenter des gammes Extreme ou Extreme Plus, déjà très performantes (je privilégie toujours la marque SanDisk, fiable et efficace). 

Une courroie discrète

Petite recommandation à la frontière entre l’indispensable et l’utile : optez pour une courroie d’appareil discrète. Au-delà du critère d’esthétisme que je lui trouve personnellement, une courroie alternative pour porter votre appareil a l’énorme avantage de ne pas exposer en gros caractères la marque et le modèle de votre précieux à la vue de tout voleur potentiel…

Je vous recommande soit d’en bricoler une (voici un tuto de sangle pour appareil photo que j’avais créé et publié sur mon blog voyage & lifestyle il y a quelques années, quand je n’étais pas encore professionnelle) soit d’en acheter une (sur Etsy vous devriez trouver votre bonheur, il est même possible de filtrer la provenance, sinon la marque Peak Design en fait des solides très pratiques).

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Courroie bandoulière discrète (marque : Peak Design)

Les accessoires photo qui peuvent être utiles en voyage

Mini trépied

Si vous pensez en avoir besoin, je vous conseille d’emporter un mini trépied (je possède ce modèle de Manfrotto). Il peut se révéler utile pour pouvoir prendre des photos en situation de faible luminosité sans risquer de flou de bougé et/ou pour prendre des photos avec les personnes avec qui l’on voyage. Si votre appareil, comme le mien, est stabilisé sur 5 axes et peut monter assez facilement dans les ISO sans créer trop de bruit sur vos photos, le trépied n’est pas forcément indispensable (je l’emporte parfois pour ne pas le regretter mais ne l’utilise que rarement, et mon upgrade à venir en ce qui concerne le boîtier devrait le rendre totalement inutile, car je ne réalise par ailleurs presque jamais de selfies, que ce soit seule ou en duo). En revanche, si vous rêvez de photographier les étoiles, faire des filés de voiture ou de cascades (n’importe quel type de photo nécessitant une pose longue), n’hésitez pas une seconde, il sera alors clairement indispensable !

Filtre polarisant

Enfin, j’aborde la question du filtre polarisant par acquis de conscience, car je n’en utilise jamais en voyage. Si contrairement à moi, vous aimez avoir un ciel bien bleu sur vos photos (et une herbe bien verte), ou encore si vous souhaitez éviter les reflets sur les surfaces d’eau (lac, étang etc.) et les vitrines, investissez dans ce genre de filtre. 


En conclusion, pas besoin de trop charger son sac-à-dos ou sa valise : avec un petit boîtier bien maîtrisé et deux petites focales fixes bien équipées, vous pourrez parer à différentes situations et rapporter de voyage de chouettes images ! Si cet article vous a plu, ne manquez pas celui dans lequel je vous conseille le voyage lent pour progresser en photo.


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Commentaires
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Bonjour,
“forçant même récemment des marques comme Canon et Sony à emprunter ce chemin” c’est plutôt canon et nikon, sony y sont depuis un moment.
dommage de ne pas plus considérer les compacts experts, “la différence de prix avec un hybride étant parfois légère” oui si on oublie d’acheter des objectifs avec l’hybride, ce qui ne risque pas d’arriver avec un compact vu que l’objectif est inclus pour le même prix, rien que le 25mm f/1.2 d’olympus coute plus cher que beaucoup de compacts experts. sans compter qu’ils seront toujours plus légers que la majorité des hybrides même micro 4/3 et même avec un objectif pancake.
Concernant les zooms vs fixes “en étant contraint(e) de vous déplacer pour obtenir l’angle et le rapprochement voulu, vous décuplerez votre créativité “, en lisant cette phrase on peut se poser la question qu’est-ce qui décuple la créativité: avoir une focale fixe ou se déplacer? personnellement je suis plus dans l’idée de conseiller aux débutants de se déplacer que d’à nouveau leur suggérer que c’est un matériel particulier qui va le faire à leur place 😉 .
Sinon, même sur un objectif haut de gamme un filtre UV n’est pas forcément une bonne idée, si les objectifs haut de gamme ont moins de flare et d’aberrations au mieux le filtre n’en rajoutera pas (avec de la chance) mais souvent il risque de le faire. le pare-soleil est déjà une bonne protection et le réflexe de remettre le bouchon d’objectif est le plus pertinent (en + il est fourni donc pas besoin de rajouter 50€). Les capteurs et les objectifs sont de toute façon traités anti-UV.

Bonjour, merci pour votre commentaire et désolée de n’y répondre que maintenant.

Oui Sony est une marque qui a su innover plus vite que Canon (bien que pour cette dernière, la dernière gamme des R semble avoir compensé le retard pris ces dernières années). Par contre je ne vois pas du tout Nikon sur ce chemin là (et d’ailleurs je ne suis pas la seule à en croire les memes qui circulent sur les réseaux) : l’innovation n’est clairement pas la même et aujourd’hui, même des marques spécialisées en micro 4/3 comme Lumix et Olympus (ou non-spécialisées, comme Fuji) proposent des boîtiers bien plus intéressants.

Je ne considère pas les compacts experts dans mon article pour la bonne raison que je ne shoote pas avec ce matériel et que je recommande logiquement ce que je connais le plus, et aussi ce qui me semble avoir un meilleur rapport qualité-prix pour les personnes qui me liront. Je maintiens qu’il est en facile de se procurer un hybride pour le même prix qu’un compact expert : certains de mes clients pour les ateliers photo ont dépensé dans les 500€ pour ce genre de boîtier. Si l’atelier avait été réalisé en amont de l’achat, je ne les aurais pas aiguillés sur ce type d’appareil. Mais si évidemment votre budget est moindre, ce sera plus compliqué de trouver un hybride, pour la bonne raison que comparer un compact-expert à un hybride micro 4/3 revient un peu à comparer une pizzeria à un restaurant gastronomique : ce ne sont ni les mêmes prestations, ni le même public-cible. Un boîtier hybride possède une taille de capteur nettement supérieure et permet d’utiliser de meilleures optiques, sans oublier certaines fonctionnalités qu’on ne retrouvera jamais chez un compact expert (ou pas autant développées). Lorsqu’on a un budget d’environ 500€ (ou davantage), c’est à mon sens dommage de se procurer un compact expert, c’est pourquoi dans mon article je prends le soin de conseiller certains appareils hybrides qui valent davantage cet investissement. Vous mentionnez par ailleurs mon objectif le plus onéreux (achat lié à mon activité professionnelle car je ne possède pas de matériel acheté spécialement pour le voyage) mais ne semblez pas avoir lu l’intégralité de l’article. J’y conseille pourtant aussi des focales beaucoup plus abordables (notamment le Lumix 25 mm f/1.7 et l’Olypus 45 mm f/1.8) et j’ai également évoqué la possibilité de coupler des objectifs argentiques aux boîtiers hybrides (ce qui est impossible avec un compact expert), ce qui en fait une alternative extrêmement abordable (au détriment de la réactivité, mais prendre son temps en voyage a aussi son charme).

Je suis aussi d’accord avec vous que ce n’est pas forcément le matériel qui fait progresser le photographe (encore que passer à l’hybride a été personnellement un révélateur puisque j’avais tout le temps mon appareil avec moi, contrairement au reflex). Cependant, de ma propre expérience et pour avoir eu les retours de plusieurs débutants “coachés”, le passage à une optique fixe les a réellement contraints à une vraie mobilité. Là où la possibilité de se servir d’un zoom comme une focale fixe existe bel et bien, peu de photographes résistent à la tentation de la facilité lorsqu’il s’agit de photographier (on est humains, et il faut être relativement concentré pour ne pas avoir le reflexe de bouger son zoom, ce qui me semble un peu compliqué sur le long terme, notamment en voyage). C’est en cela qu’une focale fixe est bien plus efficace, sans parler du gain de luminosité qui ouvre de nouvelles opportunités créatives. Aucun zoom n’ouvrira à f/1.8 (ou mieux), et encore moins à un prix abordable (même mon zoom professionnel n’ouvre qu’à f/2.8, alors que son budget est similaire au 25 mm f/1.2 que vous citiez et ce, pour une qualité optique pourtant bien moindre).

Enfin, j’ai précisé dans l’article que ce n’est pas tant la fonction “UV” que la protection apportée par le filtre qui m’intéresse. Je trouve qu’elle va bien au-delà d’un pare-soleil (objet par ailleurs souvent réalisé en plastique et premier à exploser en cas de chute, exposant dangereusement la lentille de l’objectif au bris ou rayures). C’est bien sûr mon expérience qui parle et elle peut différer de la vôtre, mais en plus de 10 ans, malgré l’utilisation systématique de pare-soleils de qualité (et bien sûr de caches pour le rangement), certaines conditions de prises de vues (notamment en randonnée) ont fait que j’ai plusieurs fois eu à racheter des filtres et à m’estimer heureuse de ne pas avoir à remplacer l’objectif lui-même…

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